On l’a connue sur un fil de fer.
Elle allait tête première, marchant sur ses mains.
On se disait que ce n’était pas normal ;
Il fallait aller tout droit, aller tête en l’air, sur les pieds.
Comme tout le monde.
Elle répétait : « J’marche sur les mains parce que l’monde va d’travers. »
Ça nous semblait dangereux, assez précaire.
Rien de rassurant.
Et elle disait : « C’est justement ça, la vie. »
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